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LE LIVRE BLANC DE L'ARTELIER

Ce n'est pas pour devenir ecrivain qu'on ecrit. C'est pour rejoindre en silence cet amour qui manque a tout amour. C'est pour rejoindre le sauvage, l'ecorche, le limpide. On ecrit une langue simple.

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Ce n'est pas pour devenir ecrivain qu'on ecrit.
C'est pour rejoindre en silence cet amour qui manque a tout amour.
C'est pour rejoindre le sauvage, l'ecorche, le limpide.
On ecrit une langue simple.
On ne fait aucune difference entre l'amour, la langue, et le chant.
Le chant c'est l'amour.
L'amour est un fleuve. Il disparait parfois.
Il s'enfonce dans la terre. Il poursuit son cours dans l'epaisseur d'une langue.
Il reapparait ici ou la, invincible, inalterable.
On est devant l'amour comme devant la comptesse de Mortsauf.
On voudrait l'appeler. On voudrait la serrer contre soi.
Tellement on l'aime, on la tuerait.
On voudrait l'appeler mais elle s'est deja enfuie dans le fond d'une allee, la merveille d'une saison.
Alors on ecrit. Alors on retourne au desert pour y trouver une source.
C'est en ecrivant que cela arrive.
Un sentiment mele de tout, comme du feuillage avec la pluie.
C'est une joie qui arrive est qui nous rend malheureux.
Elle nous vient de ce chant qui s'eleve de l'enfance, qui y retourne.
C'est pour l'ecouter qu'on ecrit.
C'est pour ecouter le chant si pur de la baleine aux yeux verts.
Elle chante le vent qui passe, la rose qui brule, l'amour qui meurt.